2 ans du blog Travelsgallery : merci à eux, merci à vous.

Le 3 juin 2016, je recevais un mail de l’hébergeur OVH : « Félicitations, votre nouveau domaine travelsgallery.fr a été crée ». Et l’aventure commença. Un peu à tâtons, mais pas trop. Bien accompagné, toujours. J’ai eu des bugs, j’ai planté, j’ai passé des heures à essayer de comprendre à peine quelques notions de développement. Mais c’était là. En ligne. Mes voyages, mes expériences, mes photos, accessibles à tous, mais à personne en même temps.

Il a fallu me plonger dans mes premiers voyages.

Avec celles et ceux qui sont partis avec moi à l’époque. Fouiller, retrouver quelques photos, des pages de carnets de bord rédigés, depuis les toits d’Istanbul jusqu’à notre immense salon, sans meubles, de Baku, en Azerbaïdjan.

Caravanserail à Sheki – Azerbaïdjan

Il a fallu essayer de me souvenir le mieux possible de mes voyages.

Des adresses découvertes au hasard des ruelles et des rencontres. Chercher, sur internet, dans les guides, sur les blogs, le nom de ce petit coup de coeur ou nous avions rencontré cette star de cinéma azéri.  Ce petit maqui traditionnel ivoirien ou j’avais dégusté de gigantesques escargots et ou, sur sa terrasse de plage, j’avais du mélanger mon verre de vin rouge avec du Fanta sous les conseils avisés des amis ivoiriens.

Plage Côte d’Ivoire

Retrouver, avec surprise, l’adresse de cet excellent petit restaurant portugais, tenu par la Tia Helena, et découvrir qu’il est classé parmi les incontournables de Lisbonne.

Lire, des pages et des pages de guides, pour essayer de retrouver le nom de cette adresse atypique à Siem Reap au Cambodge, ce restaurant qui forme des jeunes issus de la rue aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie.

Déchiffrer des sites en anglais pour se souvenir de l’itinéraire exacte et des astuces précises à connaitre pour atteindre ce point de vue époustouflant sur la ville, depuis le toit de logements sociaux à Singapour.

Singapour

Et puis, j’ai continué mes voyages.

En sachant, que après, je devais garder une trace. Être organisé, presque minutieux et noté, partout, tout le temps, les bons spots, les rencontres à faire, les activités. Jusqu’au nom des rues ou des magasins.

Faire de la tyrolienne sur le Fort de Jaipur en Inde, vibrer au son de la musique des films bollywoodiens dans un cinéma de Jaipur. C’est alors plus facile, plus rapide. J’ai douté aussi : et si tout cela, changeait finalement ma perception du voyage ?

Mais la nostalgie du voyage a aussi du bon.  En écrivant ces articles, je retrouve alors les odeurs, les couleurs, les bruits et tout ces paradoxes. L’appel à la prière de mosquée en mosquée d’Istanbul au calme de ses îles des Princes, dans la mer de Marmara. De la forte odeur du bétail au marché d’Abidjan à la quiétude de sa Cathédrale, quartier du Plateau. De l’ivresse et de la décadence de Pub Street à Siem Reap à la sacralité des temples d’Angkor au Cambodge.

Mosquée – Istanbul

Il y a ceux qui sont partis avec moi.
Des amis, des proches, de la famille et parfois un peu plus.

Et bien sûr je me souviens de tous ceux que j’ai, que nous, avons croisé en voyage. Dans le désordre…

Je me demande parfois si Emil, qui avait attendu, pendant des heures, le bus avec nous pour Sheki rêve toujours de faire l’armée. Si l’hôtel d’Aslan fonctionne toujours aussi bien et s’il continue à accueillir à bras ouverts des inconnus et si ses films fonctionnent. Je continue à suivre les potins médiatiques d’Ilyas dans la jet-set d’Azerbaïdjan et me demande s’il se souvient encore de nous quand il nous avait conduits jusqu’à la plage avec une bouteille de champagne.

Je scrute aussi, toujours avec intérêt, la nouvelle édition de la célébration de la fête des couleurs, Holi à Mathura,  d’Aashu et de son frère et je me demande s’il a toujours le t-shirt qu’on avait échangé. J’ai encore quelque part l’huile essentielle qu’il m’avait offert, sur le quai de la gare. Comme ça.

J’espère que l’homme à tout-faire de notre location d’Istanbul parle un peu mieux anglais désormais et qu’il a gardé son sourire et son expression. J’ai plaisir aussi, à suivre les matchs de foot de Salomon, de Job, de Doué… Un jour, je serai dans les gradins pour les voir remporter la grande finale.

Tant d’autres encore, dont j’ai oublié les prénoms malheureusement, mais pas un seul trait de visage.

Alors un grand merci à eux et à vous.

Brice.

Si ces quelques lignes vous ont donné envie de partir en voyage avec moi, retrouvez toutes mes destinations juste ici.

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